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C’est l’histoire de deux jours magiques passés dans le Vercors. L’un de ces moments ou la nature offre ce qu’elle a de plus beau à ceux qui prennent le temps de la regarder.

Tout commence par un samedi motivé pour une sortie photo de deux jours. En temps normal, lorsque je pars pour la journée, je porte entre 15 et 20kg de matériel photo. Lorsqu’il faut dormir sur place, en revanche, ça se complique. Une fois la tente, le duvet et quelques affaires chargés, je monte à 25kg et mon sac est plein à craquer.

Pour optimiser la place et le poids au maximum, je n’emporte comme nourriture que des pommes de terres bouillies et un mélange de noix/pistaches/fruits séchés. C’est un bon ratio calorie/place occupée et ça a suffisamment bon goût pour me faire garder le moral si je me prend une tempête de grêle au sommet.

 

Me voila donc fin prêt pour le départ sur les hauts plateaux du Vercors. Au programme, départ du col du Rousset pour planter la tente au pied du Grand Veymont. C’est le plus haut sommet du Vercors et son approche est assez longue (environ 4h de marche). Mon itinéraire passe par la plaine de la Queyrie dans laquelle je souhaite faire des repérages pour la soirée.

Parti vers 15h, j’arrive à destination vers 19h. C’est alors que je décide de lancer une timelapse sur le Grand Veymont en attendant que le soleil descende plus bas (il se couche vers 21h). Cela me laisse le temps de manger et de prendre le cliché ci dessous. On y voit l’Aiguillette (ou petit Veymont) à droite et le Grand Veymont à gauche. Si vous regardez attentivement sur sa paroi, vous pouvez apercevoir le chemin qui y monte en lacets. 

 

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Après cela je prend le temps d’envisager l’ascension du Grand Veymont. Au final, je planifie cela pour le lendemain matin. Depuis le sommet on peut avoir une vue imprenable sur toute la barrière du Vercors et particulièrement la face Est. Le problème c’est que le soleil se couche à l’Ouest et que cette face sera donc dans l’ombre. J’ai donc plutôt intérêt à passer du temps du côté ouest de la chaîne de montagne pour profiter de la lumière qui le caresse en fin de soirée.

Désormais, il est temps de revenir sur mes pas pour me diriger vers la plaine de la Queyrie dans laquelle j’avais déjà fait quelques repérages. En effet, cette plaine est entourée de crêtes avec un col. Ce dernier laisse passer les rayons du soleil couchant qui se posent sur l’arbre isolé qui se tient au centre de la plaine. C’est une scène parfaite à photographier car tout le reste est dans l’ombre.

 

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Une fois cette photographie réalisée, il me reste 45 bonnes minutes avant le passage du soleil derrière l’horizon. C’est alors que je repère une petite montagne sauvage qui me permettrait d’avoir une vue dégagée sur toute la chaîne. L’idée s’avère payante, la lumière éclaire parfaitement la barrière du Vercors sur laquelle j’ai une vue impeccable. Des nuages viennent texturer le ciel et s’accrochent au sommet du Grand Veymont, formant un début de dôme autour du sommet. Je trouve également la lumière dans la plaine particulièrement belle. 

 

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Après tous ces moments intenses, il me reste à retourner au pied du Grand Veymont pour y planter ma tente. Le temps d’y arriver, il fait déjà sombre. Au pas des chattons, là ou je dors, il y a beaucoup de monde. Je prend l’un des emplacements les plus proches du début du sentier vers le sommet et j’installe de quoi dormir. 

Le réveil sonne à 3h50. Après une nuit sous de belles rafales de vent (j’aurai du choisir un endroit plus couvert), la motivation n’est pas si difficile à trouver. Le soleil se lève à 6h et j’ai prévu 1h30 de montée jusqu’au sommet. Après un départ à la lampe frontale, je décide très vite de l’éteindre pour l’ascension. La lune éclaire ma route, il fait frais, et grimper de nuit est très agréable. J’arrive au sommet vers 5h30 et je ne suis pas déçu du résultat. Dans 30 minutes, le soleil se lèvera et le spectacle m’a tout l’air formidable. 

 

En attendant la lumière parfaite, je teste quelques compositions qui ne s’avèrent pas terribles et je tente de caler mon trépied avec mon gozi-sac-à-dos pour éviter qu’il ne vibre avec le vent. Je suis aussi surpris de rencontrer si tôt un couple de Hollandais venus admirer le soleil levant (ils viennent d’Utrecht, qui est une très belle ville que j’ai visité aux Pays bas).  

Finalement, on y est. Le soleil se lève sur les barres rocheuses en enfilades qui constituent la chaîne du Vercors. J’ai déjà travaillé mon cadrage et ma timelapse tourne depuis 10 minutes. Mais en inspectant mon matériel, je me rends compte que le vent qui souffle depuis le sommet à complètement embué mon objectif que j’ai bien du mal à nettoyer car il se recouvre très vite d’une nouvelle couche de buée. Pour la timelapse du lever de soleil, c’est foutu, dommage.

Malgré tout, je parviens tout de même à capturer cette image entre deux langues d’air humide. Quelques temps seulement avant que les nuages venant du sud n’enveloppent le sommet dans une légère brume qui me force à redescendre. 

 

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Il est désormais temps de rentrer. J’aurai parcouru au total 32 kilomètres et grimpé 2000 mètres de dénivelé avec 25kg sur le dos. C’est une très bonne sortie. 

Sur la descente, un aigle me fait le plaisir de sa présence (je l’ai d’ailleurs aperçu régulièrement ces deux jours). 

 

 

 

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